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mercredi 10 septembre 2008

Mais au fait, qu'est ce qu'on fout en Afghanistan ?



Au printemps 2007, pendant la campagne électorale qui a précédé l'élection présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy promettait retrait des troupes françaises d'Afghanistan (voir la vidéo). Sans surprise, il s'agissait d'un mensonge, un de plus.

Des renforts de troupes ont été envoyés depuis, et d'autres les rejoindront bientôt. La France est en guerre. Oui, la France est en guerre contre "le monde musulman". C'est ce qu'a affirmé le Premier Ministre François Fillon lundi 03 septembre au micro d'Europe1 (voir la vidéo, info reprise sur mondialisation.ca ) :


Intervenant sur Europe 1, Fillon a déclaré : « le conflit va durer, parce que les causes de ce conflit sont très profondes (…) C’est l’opposition entre le monde musulman et une grande partie du reste de la planète, c’est le conflit israélo-palestinien, c’est les déséquilibres économiques et sociaux qui règnent dans le monde ».

De l’aveu même du chef du gouvernement, l’armée française est donc en croisade contre le monde musulman auxquels appartiennent aussi, faut-il le rappeler, plusieurs millions de citoyens français. Et pour que cette provocation soit complète, Fillon a choisi le premier jour du mois de ramadan pour se lâcher.






C'est dans ce contexte que, samedi 06 septembre, a eu lieu la première manifestation anti-guerre à Paris pour réclamer le retrait des troupes françaises d'Afghanistan. Une manifestation à l'initiative des organisations : CAPJPO-EuroPalestine, Americains Contre la Guerre, Droits Devant !, Réseau Solidaire Citoyens, GUPS, Théâtre du Tiroir, Association Solidarité Mayenne Algérie, Enfants de Palestine, Comité Poitevin France Palestine, "5 minutes pour rêver", ASTR (Association de Solidarité Tourcoing Rafah), Niort pour la Palestine, Odile Tobner (auteur du livre « Le racisme français »), Jean Baumgarten (auteur de « Pâle Palestine »), CANT (Comité Anthony pour une Paix Juste et Durable au Proche-Orient), SOS Sexisme, ISM (International Solidarity Movement), MIR (Mouvement des Indigènes de la République), Collectif Bellaciao (lire le texte de l'appel).


Certaines pancartes posaient la question : "Que vont faire les troupes françaises en Afghanistan ?" (voir photo). Voilà une bonne question, qui mérite qu'on essaie d'y répondre.


La réponse qu'on entend le plus souvent de la part des hommes politiques est la suivante : "il faut envoyer nos militaires là-bas pour éviter qu'on ait des attentats ici".
Cette explication est tellement débile que je doute que quiconque puisse y croire sincèrement. Il semble au contraire évident que les militaires de l'OTAN sont considérés comme une armée d'occupation, et que par conséquent leur présence là-bas accroît considérablement le risque de représailles. D'ailleurs, si la notion de "démocratie" avait un sens pour ceux qui prétendent l'inculquer à coups de bombes dans la gueule, ils proposeraient un référendum aux Afghans afin que ces derniers puissent décider si oui ou non ils souhaitent une présence militaire étrangère sur leur sol.


Par ailleurs, pour couper court aux contre-vérités qu'on entend habituellement lorsqu'on aborde la question de l'Afghanistan, j'insiste sur le fait qu'il n'y a pas plus de preuves de l'implication des Talibans Afghans dans les attentats du 11 septembre qu'il n'y a de preuves de la présence d'armes de destructions massives en Irak (voir billet précédent). Je rappelle également que le 11 janvier dernier, Mr Yukihisa Fujita, député du Parti Démocrate du Japon, a remis en question la version officielle de l'administration Bush au sujet des attentats du 11 septembre lors d'une séance de questions d'une demi-heure au gouvernement Japonais (voir le billet précédent), pointant du doigt de nombreuses lacunes de la théorie officielle du complot islamiste. Il a ainsi demandé que toute participation militaire japonaise aux cotés des États-Unis en Afghanistan soit subordonnée à l'ouverture d'une enquête internationale. Cette prise de position semble tellement évidente, que dans tout pays démocratique digne de ce nom, n'importe quel député ayant un tout petit peu d'honneur devrait en faire autant.
Et enfin, rappelons également que même les membres de la Commission d'enquête mandatée par la Maison Blanche ne tentent même plus de défendre leur propre rapport d'enquête, tant les incohérences et les lacunes sont nombreuses (voir billet précédent) : 2 ans après avoir rendu leur rapport, les membres de la Commission d'enquête estiment qu'ils ont été trompés (article CBS). Le vice-président de la Commission d'enquête affirme même que l'enquête a été mise en place pour échouer ("set up to fail") (voir article CBC).
Pour plus d'informations au sujet des attentats du 11 septembre, on pourra consulter les quelques billets publiés sur ce blog, et le beaucoup plus complet Reopen911.info.



Si l'argument de la "guerre contre le terrorisme" n'est qu'un prétexte, un leurre, quelles sont donc les vraies raisons qui motivent l'envoi de troupes françaises en Afghanistan ? Je n'ai pas de réponse définitive à cette question. Mais en y réfléchissant un peu, j'entrevois quatre raisons. Deux sont à caractère général, et les deux autres sont plus spécifiques à l'Afghanistan.


1) Une opportunité de détourner de l'argent public

Je suis attendri par l'apparente naïveté de ceux qui, aux États-Unis ou ailleurs, parlent des budgets militaires alloués à la guerre en Irak en termes de "gaspillage".

Voici un graphique des 10 plus gros budgets militaires du monde en 2007 (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :



C'est intéressant de mettre ce graphique en parallèle avec le discours d'adieu du Président Eiseihower en 1961, comme l'a fait l'auteur de ce billet de blog Le lobby militaire US a pris le pouvoir !.


Des budgets militaires colossaux, auxquels il faut rajouter des enveloppes conséquentes pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, comme l'indique cet article Reuters :


War funding, which averaged about $93 billion a year from 2003 through 2005, rose to $120 billion in 2006 and $171 billion in 2007 and President George W. Bush has asked for $193 billion in 2008, the nonpartisan office wrote.

[...]

Since the September 11, 2001, attacks on the United States, Congress has written checks for $691 billion to pay for wars in Iraq and Afghanistan and such related activities as Iraq reconstruction, the CBO said.



Aux États-Unis, les guerres en Irak et en Afghanistan ont "coûté" 691 milliards de $ jusqu'à présent. Coûté à qui ? Au bénéfice de qui ?

L'une des fonctions de l'Etat est de collecter de l'argent public, et de le redistribuer. L'Etat, quel que soit sa couleur politique, effectue des transferts de richesse au sein de la société. Faire la guerre est l'un des moyens de transférer de l'argent public d'une catégorie de population vers une autre. A ce titre, aux États-Unis la situation est tout à fait caricaturale : un budget militaire équivalent à celui de l'ensemble des autres pays du monde réunis, et pourtant plus de 42 millions d’Américains ne disposent pas d’assurance maladie, soit 15 % de la population (cf document de la Direction de la recherche des études de l'évaluation et des statistiques).



Il ne s'agit donc pas du tout de "gaspillage" : cet argent n'est pas perdu pour tout le monde. Il s'agit simplement d'un choix politique. Un choix qui consiste à détourner l'argent public qui pourrait être affecté à l'amélioration des conditions de vies, au profit de l'industrie de l'armement. Le choix de la stratégie de la guerre permanente, "une guerre qui pourrait durer plusieurs décennies" selon Dick Cheney (article BBC).



2) Une vitrine pour faire la promotion des technologies des marchands d'armes


Lorsqu'un marchand d'armes comme Serge Dassault exprime ses voeux à l'occasion de la nouvelle année, il déclare sans rire : "Quand les hommes arrêteront-ils de s’entre-tuer au lieu de vivre ensemble dans un monde de tolérance, de considération, de paix, alors que d’autres menaces bien plus graves nous guettent tous ?".
L'hypocrisie de ce bonhomme n'a décidément pas de limite.

Un conflit militaire, c'est une formidable vitrine offerte aux marchands d'armes. C'est le point de vue développé dans ce très bon article publié sur Agoravox. Au passage, l'auteur y relate un fait divers presque banal, une "bavure" tristement classique ayant entraîné la mort de 7 gamins qui se sont pris un missile à plusieurs millions de dollars sur la figure, alors qu'ils étaient à l'école. Comme le dit l'auteur de l'article : "Viser une école, en sachant que c’en est une, est un acte hautement militaire. Répercussions, dans le monde, du scandale et du massacre : rien."


Participer à une guerre donc, c'est offrir une opportunité marketing formidable pour les vendeurs d'armes, ces derniers bénéficiant ainsi d'un théâtre d'opérations grandeur nature qui leur permet de faire la promotion de l'extraordinaire efficacité de leurs engins de mort, ces petites merveilles technologiques vendues à prix d'or.




Voilà pour les généralités. Mais l'afghanistan, c'est aussi le pipeline et la drogue.



3) Diminuer l'influence de la Russie, et contrôler l'approvisionnement de la Chine en hydrocarbures

L'Afghanistan, c'est évidemment le Pipeline Trans-Afghan, qui relie les gisements de gaz naturel du Turkmenistan (en mer Caspienne) à l'océan Indien, en passant à travers l'Afghanistan et le Pakistan.

Le billet précédent publié sur ce blog qui montre une présentation de Michael Ruppert (citant le livre de Zbigniew Brzezinski), apporte un complément d'informations intéressant sur ce point.




4) Assurer la pérennité de l'approvisionnement du trafic mondial en opiacés (morphine et héroïne)

Peut-être est-ce là le point le plus scandaleux des quatre. Le plus méconnu aussi. Lorsqu'on parle d'Afghanistan, en général on ne parle pas de drogue. C'est une erreur. S'il est à peu près clair que parler d'Irak ou d'Iran sans parler d'hydrocarbures est une stupidité, il devrait être tout aussi clair que parler d'Afghanistan sans parler de drogue est un non-sens.

Le régime des Talibans Afghans a été critiqué à juste titre pour de multiples raisons. L'une d'entre elles, et non des moindres, est que ce régime a longtemps été un régime de narco-trafiquants (cf article de juin 2000). Pendant de nombreuses années, l'Afghanistan et la Birmanie ont ainsi été les principaux producteurs d'opium, dont sont dérivées la morphine et l'héroïne.


L'organisme international qui fait référence en terme de chiffres sur les questions de drogue est l'UNODC (United Nations Office on Drugs and Crime), rattaché à l'ONU.
Leur rapport de 2007 (qui inclut de nombreuses données sur la culture de l'opium en Afghanistan) est disponible en ligne.


Les trois graphiques suivants sont issus de ce document (cliquez sur les images pour les agrandir) :








Lors de leur dernière année au pouvoir, les Talibans Afghans ont décidé d'enrayer le trafic de drogue. Cette opération a été un succès considérable, salué par l'ONU (article NY Times).
On passe ainsi de 82'000 hectares et 3'276 tonnes d'opium en l'an 2000, à 8'000 hectares et 185 tonnes l'année suivante. Soit une diminution de 90% de la superficie, et 94% de la production d'une année sur l'autre.
Ce succès montre qu'une réelle volonté politique de s'attaquer au problème permet d'obtenir des résultats très significatifs dans ce domaine.

Quelques mois plus tard, les Etats-Unis renversent le régime des Talibans Afghans et placent leur homme de main, Hamid Karzai, un consultant du groupe pétrolier Unocal (cf article CNN : "Karzai, a former lobbyist for the U.S. oil and gas company Unocal"), qui facilitera la construction du pipeline.
Et immédiatement, la production d'opium reprend son niveau historique. Dès 2002, la production reprend sur les mêmes bases qu'en 2000 (74'000 hectares et 3400 tonnes en 2002). Et la tendance est à l'emballement : la production, qui avait déjà battu les records en 2006, a fait un bond de +34% entre 2006 et 2007 (voir tableau page 9 du rapport de l'UNODC). Aujourd'hui, la superficie (193'000 ha) et la production (8'200 tonnes) sont plus de deux fois plus importantes que ce qu'elles étaient en l'an 2000.


Michel Chossudovsky est Professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. En mai 2007, il a publié un article extrêmement intéressant dans lequel il accuse les forces de l'OTAN d'appuyer le trafic de drogue :


Les forces d’occupation en Afghanistan appuient le trafic de drogue, qui rapporte entre 120 et 194 milliards de dollars de revenus au crime organisé, aux agences de renseignement et aux institutions financières occidentales.

Les recettes de cette contrebande lucrative qui se montent à des milliards de dollars sont déposés dans des banques occidentales. La quasi-totalité de revenus reviennent aux grandes entreprises et aux syndicats criminels hors d’Afghanistan.

Lire l'article complet.



Aujourd'hui, l'Afghanistan représente à lui seul 92% de la production mondiale d'opium. La quasi-totalité de l'héroïne qui circule dans le monde provient donc des champs d'opium afghans. Les sommes en jeu sont considérables (en s'appuyant sur les chiffres de l'UNODC, Chossudovsky estime le montant global du trafic d'héroïne entre 120 et 194 milliards de dollars par an, dont 2.7 milliards vont aux producteurs locaux).
Ces sommes colossales sont blanchies, et d'une manière ou d'une autre sont réinjectées dans l'économie. Et c'est bien là le problème. Voilà qui soulève pas mal de questions.

Dans quelle mesure notre système économique précaire est-il dépendant de l'argent de la drogue ?

Dans quelle mesure les soldats français qui sont envoyés en Afghanistan (dont je ne doute pas que bon nombre d'entre eux sont convaincus d'agir pour la bonne cause) ont-ils in fine (et à leur insu) pour mission d'assurer la pérennité de l'approvisionnement mondial en héroïne ?

Le degré de cynisme et d'hypocrisie de ceux qui décident de les envoyer là-bas va-t-il jusque là ?


jeudi 6 mars 2008

Marion Cotillard et le 11 septembre : comment les médias écartent le débat



Le titre de ce billet rappelle celui publié en août dernier : Boutin et le 11 septembre : comment les médias étouffent le débat.


Lorsque l'actrice Marion Cotillard remet en cause la version de l'administration Bush à propos des attentats du 11 septembre, ses déclarations provoquent une tempête dans un verre d'eau. Et évidemment, nos vaillants journalistes se saisissent de cette question. Je n'en cite que quelques uns en vrac : France24, Yahoo Actualités, Libération, Programme TV, Télérama, Entrevue, Le Figaro, L'express, Actualités de Stars, LCI, 20 minutes, Le Point, JDD, Metro, Marianne, Le Monde, etc... Des plus futiles aux prétendument sérieux, de ceux qui se contentent de recopier les dépêches AFP à ceux qui prétendent faire de l'information, tout le monde s'y met.


En revanche, lorsque la semaine dernière, le 26 février, une projection du film Zéro (qui pointe les incohérences de la version officielle et les lacunes de la Commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre) est organisée au Parlement Européen de Bruxelles, pas une ligne, pas une phrase, pas un mot.
Même chose quelques semaines plus tôt, le 11 janvier dernier, lorsque Mr Yukihisa Fujita (député du Parti Démocrate du Japon) remet en cause la version officielle, photos à l'appui, lors d'une séance parlementaire d'une demi-heure de questions au gouvernement retransmise en direct à la télé japonaise. Dans nos médias, pas une ligne, pas une phrase, pas un mot.



S'il fallait absolument donner quelques noms de personnalités qui remettent en cause la version de l'administration Bush concernant les attentats du 11 septembre, on irait plutôt jeter un coup d'oeil sur un site comme Patriots Question 9/11 (voir également cet article).


Alors pourquoi Marion Cotillard ? Pourquoi choisir de la mettre en avant ?
Parce que dans sa bouche, ces propos semblent tout droit sortis de nulle part. Dans sa bouche, ces propos semblent ne reposer sur rien de sérieux, rien de solide. C'est facilement assimilable à un pétage de plombs digne d'une Britney Spears ou d'une Paris Hilton.
En tant que créature médiatique, Marion Cotillard est facile à discréditer. Nos valeureux médias ne laisseraient pas passer une telle occasion de faire un peu d'intox à moindre frais.


Le débat qui découle de cette histoire est inévitablement : "une actrice célèbre peut-elle avoir des opinions controversées, même totalement saugrenues ?".

les contre : Non, Marion Cotillard est une personne célèbre, elle ne peut pas se permettre de raconter n'importe quoi. Il faut qu'elle fasse plus attention, sinon elle va ruiner sa carrière, et ce sera bien fait pour elle.
les pour : Oui, car sinon ce serait instaurer un délit d'opinion. Alors même si Marion Cotillard raconte n'importe quoi, les attaques contre elle vont trop loin.


Voilà. Ca, c'est ce que j'appelle un débat à la mords-moi-le-noeud. C'est un débat à la con parce qu'il fait passer au second plan le point essentiel : avant d'être une affaire d'opinion, cette histoire de 11 septembre est avant tout une question d'information.



La bonne question n'est pas : "qu'est ce que tu crois ?"

La vraie question est avant tout : "qu'est ce que tu sais ?"



On raisonne à partir de ce que l'on sait. Avant de se lancer dans des raisonnements, commençons par faire le bilan de ce que l'on sait. C'est le sens de la série de billets que j'ai faite sur le 11 septembre (il y en a d'autres à venir) : rappeler un certain nombre d'éléments qu'il me semble indispensable de connaître pour quiconque prétend avoir une opinion sur ce sujet.


Dans cette bulle médiatique Cotillard, cet aspect là du problème est totalement occulté.

D'une certaine manière, les médias nous encouragent à avoir des opinions lapidaires, tout en restant parfaitement ignorants.




Il me semble qu'il y a tout de même un aspect positif dans cette histoire.

A mon avis, il faut réagir en postant des commentaires à chaque fois qu'un journal raconte des salades. A chaque fois qu'ils mettent une interview truffée d'omissions, à chaque raccourci trompeur, il faut réagir et leur répondre de façon précise et concise en leur demandant de faire leur travail.
Il est important que les lecteurs puissent avoir un autre son de cloche en lisant les commentaires, et puissent ainsi trouver des infos et des liens qui leur permettent d'aller plus loin.


Pour la première fois, on a vu ce phénomène là sur le site de Marianne à la suite de l'article publié sur Marion Cotillard.

D'ailleurs les journalistes de Marianne ont réagit en postant un autre article. Je ne vais pas m'amuser à le commenter, ça risquerait de faire redondant avec ce qui précède.
Mais jugez plutôt par vous-même :


Marion Cotillard : Marianne2 cible des adeptes de Thierry Meyssan
Marianne2 a été littéralement pris d'assaut par des adeptes de Thierry Meyssan qui ont déversé leur haine et un flot de calomnies.


Lire la suite






vendredi 1 février 2008

11 septembre : le premier parti d'opposition japonais conteste la version officielle



Question :
Que se passe-t-il dans nos grands médias (télés, radios, journaux) lorsqu'un député du Parti Démocrate du Japon (principal parti d'opposition de la deuxième puissance économique du monde) conteste la version officielle du 11 septembre (photos à l'appui) lors d'une séance parlementaire d'une demi-heure de questions au gouvernement, retransmise en direct à la télé japonaise ?

Réponse :
RIEN. Il ne se passe strictement rien. Trois semaines plus tard, c'est toujours le BLACK-OUT total !! Vous entendez ce silence ?


Hé ohhh ?? Ami journaliste ??? Allo cerveau, y'a quelqu'un ?? AlloOoooO ??? Ca y'en a "tsunami politique", il faut réagir !! AllooOoOooo ???

Non. Décidément, non. Électroencéphalogramme plat : nos médias sont en état de mort cérébrale. Il semble qu'il n'y ait décidément rien à en tirer tant qu'on n'aura pas obtenu une réforme qui garantisse l'indépendance des rédactions.



Vous pouvez visionner cette séance de questions d'une demi-heure (sous-titrée en français) du 11 janvier dernier, au cours de laquelle le député Yukihisa Fujita attaque de front la version avancée par l'administration Bush, en rappelant un certain nombre d'informations occultées par les médias.

Il le fait de manière implacable avec calme et détermination, et surtout avec un sens de l'honneur tout à fait remarquable. La classe ce Monsieur Fujita, la grande grande classe !








C'est un débat qui devrait être lancé dans toutes les démocraties. Un débat qui aurait du être lancé il y a belle lurette. Il pourrait déboucher sur l'ouverture d'une vraie enquête internationale qui aurait la charge de faire toute la lumière sur cette affaire, afin d'identifier les commanditaires et les complices, quels qu'ils soient et à tous les niveaux.

Doit-on conclure qu'en France nous n'avons aucun député de la trempe d'un Yukihisa Fujita ?



A lire également : l'article d'onegus sur Agoravox :

Malgré le mutisme obstiné et criminel de l'ensemble des organes de presse et de la quasi-totalité de la communauté journalistique, la remise en question de la version "officielle" des attaques du 11-Septembre 2001 continue de progresser inéluctablement dans les populations occidentales.

La quantité astronomique d'incohérences factuelles et d'impossibilités scientifiques entourant le mythe du complot islamiste entretenu par les autorités américaines apparaît d'emblée à toute personne qui se repenche sur le détail de cet événement historique et hors du commun.


[...]

Lire l'article complet




Pour aller plus loin : lire les précédents billets publiés sur ce blog, et bien sûr http://www.reopen911.info

mardi 22 janvier 2008

Pour une poignée de milliers-de-milliards de dollars


Parlons d'argent. Parlons du plus gros scandale financier de tous les temps.

Mais d'abord, un petit rappel pour lever toute ambiguïté : les termes "billion" et "trillion" n'ont pas le même sens en français et en anglais :

Trillion : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trillion
Trillion en anglais : 10^12 (1 avec 12 zéros derrière), donc 1000 milliards
Trillion en français : 10^18 (1 avec 18 zéros derrière)

Billion : http://fr.wikipedia.org/wiki/Billion
Billion en anglais : 1 milliard
Billion en français : 1000 milliards


Donc un "trillion" (en anglais) est égal à un "billion" (en français) : soit 1000 milliards.


Si vous n'avez rien compris, relisez depuis le début. Reprenez calmement.
Mais si au bout de 3 fois vous n'avez toujours rien compris, cassez-vous et ne revenez pas sur ce blog.





Le 10 septembre 2001 (la veille des attentats donc), le Ministre de la Défense des Etats-Unis, Donald Rumsfeld, annonce la "disparition" de "2.3 trillion $" (en anglais) : soit 2300 milliards de $.

Lire l'article CBS et voir la vidéo.


Le Pentagone a "perdu la trace" de 2300 milliards de dollars (deux mille trois cent milliards de dollars) sur l'année fiscale 1999. Et également 1100 milliards de dollars sur l'année fiscale 2000.

Ce sont des sommes astronomiques : on est entrain de parler de l'évaporation de sommes qui sont supérieures au PIB de la France de l'époque.



A titre de comparaison, le scandale Enron en quelques chiffres :
  • Une société qui avait un chiffre d'affaire de 100 milliards de $.
  • 1 milliard de $ de délits d'initiés que se sont partagés 29 cadres dirigeants qui ont retiré leurs billes juste avant que l'action ne plonge.
  • 67 milliards de $ de dettes.
  • 20000 salariés à la porte.
  • 2 milliards de $ de fonds de retraites évaporés.
Voir le documentaire "Enron : The smartest guys in the room", nominé aux Oscars 2005 du meilleur film documentaire (liens ici et ).

Allez, comme je suis sympa, je vous rajoute aussi la société Andersen, ses 9 milliards de dollars de chiffre d'affaire et ses 85000 salariés. C'est cadeau, tout doit disparaître.



On le voit en comparant les chiffres : le scandale Enron ne pèse pas lourd en comparaison des 2300 milliards de $ dont parle Donald Rumsfeld. Cet aveu aurait pu (et aurait du) provoquer un véritable cataclysme politique outre-atlantique. Mais voilà, cette info est passée totalement inaperçue : le lendemain c'est le 11 septembre 2001. Les attentats contre les tours jumelles (et le Pentagone) occupent tout l'espace médiatique. Le plus gros scandale financier de l'Histoire passe à la trappe. Quel coup de bol !

Mais un coup de bol n'arrive jamais seul. Le 11 septembre 2001, l'attentat contre le Pentagone a lieu pile à l'endroit où était situé le système d'information des analystes financiers chargés d'enquêter sur la disparition de ces sommes (voir le documentaire Pandora's Black Box entre 6min30 et 6min55). Voir également la liste des victimes au Pentagone et la proportion importante de "accountants", "bookkeepers" et de "budget analysts".

Voilà qui vient compléter mon billet précédent à propos du Pentagone.


Certains tentent de forcer de vraies enquêtes sur ces questions, mais jusque là sans succès.
Voir l'intervention de la député Cynthia McKinney, et la réaction de Donald Rumsfeld : voir la vidéo (question n°2).
Sa question n°3 porte sur les exercices qui ont paralysé l'aviation américaine le 11 septembre : voir le billet précédent à ce sujet.


Si vous vous demandez où a bien pu passer tout ce pognon, sachez que vous n'êtes pas le seul. Posez donc la question à votre moteur de recherche favori : "where is the money ?" (où est l'argent ?), il vous répondra : http://www.whereisthemoney.org   :)




Alors gringo, toi aussi tu veux ta part du magot ?



Ce que je trouve hilarant dans l'article de CBS mentionné plus haut, c'est l'utilisation du terme "waste" ("war on waste") : "gaspillage". Car évidemment, le fait que plusieurs milliers-de-milliards de dollars s'évanouissent dans la nature ne saurait être le fruit de détournement de fonds et de corruption. C'est totalement impensable !! Au pays des bisounours, lorsqu'une montagne de fric disparaît, on appelle ça "du gaspillage".


Dommage que l'inspecteur Colombo soit à la retraite. Il en aurait des choses à dire... "Heuuu, excusez-moi Mr Rumsfeld, j'ai une dernière petite question..."

Pour une poignée de milliers-de-milliards de dollars


Parlons d'argent. Parlons du plus gros scandale financier de tous les temps.

Mais d'abord, un petit rappel pour lever toute ambiguïté : les termes "billion" et "trillion" n'ont pas le même sens en français et en anglais :

Trillion : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trillion
Trillion en anglais : 10^12 (1 avec 12 zéros derrière), donc 1000 milliards
Trillion en français : 10^18 (1 avec 18 zéros derrière)

Billion : http://fr.wikipedia.org/wiki/Billion
Billion en anglais : 1 milliard
Billion en français : 1000 milliards


Donc un "trillion" (en anglais) est égal à un "billion" (en français) : soit 1000 milliards.


Si vous n'avez rien compris, relisez depuis le début. Reprenez calmement.
Mais si au bout de 3 fois vous n'avez toujours rien compris, cassez-vous et ne revenez pas sur ce blog.





Le 10 septembre 2001 (la veille des attentats donc), le Ministre de la Défense des Etats-Unis, Donald Rumsfeld, annonce la "disparition" de "2.3 trillion $" (en anglais) : soit 2300 milliards de $.

Lire l'article CBS et voir la vidéo.


Le Pentagone a "perdu la trace" de 2300 milliards de dollars (deux mille trois cent milliards de dollars) sur l'année fiscale 1999. Et également 1100 milliards de dollars sur l'année fiscale 2000.

Ce sont des sommes astronomiques : on est entrain de parler de l'évaporation de sommes qui sont supérieures au PIB de la France de l'époque.



A titre de comparaison, le scandale Enron en quelques chiffres :
  • Une société qui avait un chiffre d'affaire de 100 milliards de $.
  • 1 milliard de $ de délits d'initiés que se sont partagés 29 cadres dirigeants qui ont retiré leurs billes juste avant que l'action ne plonge.
  • 67 milliards de $ de dettes.
  • 20000 salariés à la porte.
  • 2 milliards de $ de fonds de retraites évaporés.
Voir le documentaire "Enron : The smartest guys in the room", nominé aux Oscars 2005 du meilleur film documentaire (liens ici et ).

Allez, comme je suis sympa, je vous rajoute aussi la société Andersen, ses 9 milliards de dollars de chiffre d'affaire et ses 85000 salariés. C'est cadeau, tout doit disparaître.



On le voit en comparant les chiffres : le scandale Enron ne pèse pas lourd en comparaison des 2300 milliards de $ dont parle Donald Rumsfeld. Cet aveu aurait pu (et aurait du) provoquer un véritable cataclysme politique outre-atlantique. Mais voilà, cette info est passée totalement inaperçue : le lendemain c'est le 11 septembre 2001. Les attentats contre les tours jumelles (et le Pentagone) occupent tout l'espace médiatique. Le plus gros scandale financier de l'Histoire passe à la trappe. Quel coup de bol !

Mais un coup de bol n'arrive jamais seul. Le 11 septembre 2001, l'attentat contre le Pentagone a lieu pile à l'endroit où était situé le système d'information des analystes financiers chargés d'enquêter sur la disparition de ces sommes (voir le documentaire Pandora's Black Box entre 6min30 et 6min55). Voir également la liste des victimes au Pentagone et la proportion importante de "accountants", "bookkeepers" et de "budget analysts".

Voilà qui vient compléter mon billet précédent à propos du Pentagone.


Certains tentent de forcer de vraies enquêtes sur ces questions, mais jusque là sans succès.
Voir l'intervention de la député Cynthia McKinney, et la réaction de Donald Rumsfeld : voir la vidéo (question n°2).
Sa question n°3 porte sur les exercices qui ont paralysé l'aviation américaine le 11 septembre : voir le billet précédent à ce sujet.


Si vous vous demandez où a bien pu passer tout ce pognon, sachez que vous n'êtes pas le seul. Posez donc la question à votre moteur de recherche favori : "where is the money ?" (où est l'argent ?), il vous répondra : http://www.whereisthemoney.org   :)




Alors gringo, toi aussi tu veux ta part du magot ?



Ce que je trouve hilarant dans l'article de CBS mentionné plus haut, c'est l'utilisation du terme "waste" ("war on waste") : "gaspillage". Car évidemment, le fait que plusieurs milliers-de-milliards de dollars s'évanouissent dans la nature ne saurait être le fruit de détournement de fonds et de corruption. C'est totalement impensable !! Au pays des bisounours, lorsqu'une montagne de fric disparaît, on appelle ça "du gaspillage".


Dommage que l'inspecteur Colombo soit à la retraite. Il en aurait des choses à dire... "Heuuu, excusez-moi Mr Rumsfeld, j'ai une dernière petite question..."

jeudi 13 septembre 2007

Pourquoi le Rapport de la Commission d'Enquête sur le 11 septembre est-il une mascarade ?



Il a fallu plus d'un an de pression avant que le gouvernement des Etats-Unis n'accepte d'ouvrir une commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre.




Le Professeur David Ray Griffin est membre des Scholars for 911 Truth. Il nous explique comment la Commission d'enquête a été verrouillée de l'intérieur :



Paul Thompson est le fondateur du site Cooperative Research, une base d'archives chronologiques d'articles de presse, classés par thèmes. Il reprend et complète les arguments de Griffin à propos du rapport des conflits d'intérêts qui gangrènent la 911-Commission :
http://www.youtube.com/watch?v=U9_w08T8TWA


Paul Thompson et Ed Begley Jr reviennent sur quelques omissions :
http://www.youtube.com/watch?v=QDZfmtby8bM



David Ray Griffin passe la deuxième couche, et revient lui aussi sur un certain nombre d'omissions :






2 ans après avoir rendu leur rapport, les membres de la Commission d'enquête eux-mêmes estiment qu'ils ont été trompés (article CBS). Le vice-président de la Commission d'enqête affirme même que l'enquête a été mise en place pour échouer ("set up to fail") (article CBC).







Pr. David Ray Griffin sera à Paris vendredi 14 septembre 2007.
20h-22 : 24 rue de la Banque (Métro Bourse, Paris 2ème). Entrée libre dans la mesure des places disponibles (~150)
Plus d'infos :

http://www.reopen911.info/11-septembre/11-septembre-2007/

mardi 11 septembre 2007

11 septembre 2001, le jour où l'armée de l'air américaine était aux fraises

Au cours des 12 mois qui ont précédé le 11 septembre 2001, combien de fois l'armée de l'air des Etats-Unis a-t-elle fait décoller des avions de chasse au dessus de son territoire pour parer à des menaces éventuelles ?

Réponse : 67 fois (source : AP)



Et pourtant, le 11 septembre 2001, c'est un zéro pointé. Aucun avion ne décolle avant qu'il ne soit trop tard. Pourquoi ?

Barrie Zwicker et Michael Ruppert nous aident à y voir un peu plus clair :

lundi 10 septembre 2007

L'effondrement des Twin-Towers, 6 ans après



Gros plan sur les "squibs" :


Témoignages d'explosions secondaires :



Les tours de 110 étages se sont effondrées en une 10aine de secondes :
http://www.youtube.com/watch?v=7A-Zo7s5bKQ

mardi 4 septembre 2007

Le "crash" du vol AA77 sur le Pentagone, 6 ans après



En mars 2002, Thierry Meyssan publie L'Effroyable Imposture. Un livre qu'on aurait tort de réduire au seul aspect "pas d'avion sur le pentagone". Meyssan y fait également une analyse intéressante de l'immédiat "après 11 septembre" et de ses conséquences en terme de politique internationale.
Pour séparer les choses, dans ce billet je ne m'intéresse qu'à la question du vol77, le Boeing 757 d'American Airlines qui, selon la version officielle, s'est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001.


Meyssan minimise l'importance des nombreux témoignages oculaires qui affirment avoir vu un Boeing 757 d'American Airlines percuter le Pentagone. Il s'appuie sur l'absence de gros débris caractéristiques (cockpit, fuselage, sièges, queue, ailes, ...), sur les dégâts occasionnés à la façade du bâtiment, et sur certaines considérations ayant attrait à la sécurité nationale : le fait que le Pentagone soit l'un des bâtiments les plus sécurisés au monde, son système défense anti-aérien, missiles sol-air ou avions de chasse (escadron Marine Fighter Attack Squadron 321 de FA-18 et escadron 113th Wing de F-16, stationnés à la base militaire d'Andews, à une 10aine de miles du Pentagone) auraient du intercepter n'importe quel avion s'approchant du Pentagone, a fortiori un avion de ligne facile à détecter et à intercepter.
La menace était prise au sérieux, puisqu'un exercice avait été conduit moins d'un an auparavant (24-26 Octobre 2000), qui simulait une opération terroriste faisant s'écraser un avion de ligne sur le Pentagone (Pentagon MASCAL). Ce qui n'empêche pas Condoleeza Rice de déclarer que personne n'aurait pu imaginer que des avions puissent être détournés et être utilisés comme armes contre des bâtiments (no one could have imagined terrorists would use planes as weapons against buildings).

Meyssan rejette l'idée du Boeing 757 (vol AA77), et propose une théorie alternative : selon lui, les dégâts seraient plutôt causés par un camion bourré d'explosifs.

Peu de temps après, le gouvernement américain publie 5 images prises à environ 1 seconde d'intervalle depuis une caméra de surveillance. Ces images invalident la théorie du camion piégé jusqu'alors soutenue par Thierry Meyssan. L'ensemble de la presse, qui "voit" dans ces images la preuve indiscutable que le vol AA77 s'est bien crashé sur le Pentagone, achève d'exclure Meyssan du paysage médiatique. Ce dernier se retrouve relégué à une situation de semi-clandestinité sur Internet, cet endroit glauque où pullulent les psychopathes conspirationnistes en mal de sensations fortes ;)


Pourtant, non seulement il était stupide de rejeter d'un bloc l'ensemble des travaux de Meyssan "aux poubelles de l'Histoire", mais encore, aurait-il été bienvenu de remarquer que ces images, qui ne montrent pas clairement d'avion, posent plus de questions qu'elles n'apportent de réponses.


Pour commencer, je vous propose deux brèves vidéos et une animation flash, histoire de planter le décors. Ensuite, passerai rapidement en revue un certain nombre de points :
  • Les témoignages divergents
  • Les débris
  • Les dégâts
  • L'infographie au secours de la version officielle
  • Les trajectoires de l'avion
  • "Les vidéos qui montrent"... l'étendue de l'épidémie d'amnésie collective
  • Les caméras qui ont filmé la scène
  • Mais où est passé le bus Greyhound ?


Introduction

Extrait de "Confronting the Evidence : A call to Reopen 911 Investigation"




Extrait de "911 in plain site"




PentagonStrike



Trajectoire d'approche (en fonction des dégâts)





Des témoignages divergents

Les sites suivants répertorient un ensemble de témoignages :
Certains témoignages affirment qu'un avion d'American Airlines s'est écrasé sur le Pentagone. D'autres ne mentionnent pas la compagnie, mais parlent d'un avion de ligne. Certains précisent qu'il s'agit d'un 757. Tous ces témoignages accréditent la version officielle : le vol AA77, un Boeing 757 d'American Airlines s'est écrasé sur le Pentagone.

Toutefois, il y a quelques bémols :
  • Certains témoignages parlent d'un avion plus petit : Khavkin D. S., Ervin Brown, ou encore Steve Patterson. Ce dernier parle d'un avion de 8 à 12 places.
  • Certains témoignages indiquent qu'un hélicoptère est impliqué, d'autres non.
  • Certains témoignages parlent d'un deuxième avion.
  • Certains témoignages indiquent que l'avion a heurté le sol (par exemple Tim Timmerman). Des témoignages qui semblent contredits par les photos.
  • Certains témoignages mentionnent d'autres explosions, certains affirment avoir reconnu l'odeur spécifique de la cordite.
  • Il y a des problèmes avec la trajectoire de l'avion. Je développe ce point plus bas.

Les débris

Il n'y a pas de gros débris caractéristiques à l'extérieur (ailes, queue, sièges, cockpit, fuselage, moteurs, etc...). Voir compte rendu CNN :



De vifs débats tournent autours des débris qui ont été retrouvés.
Voir par exemple le débat entre Thierry Meyssan et Hervé Kempf (du journal Le Monde) sur Canal+ à propos de ce débris :
http://www.asile.org/citoyens/numero14/missile/debris_fr.htm

Par ailleurs, dans son livre "Le Pentagate", Meyssan pointe du doigt un certain nombre d'incohérences dans une version officielle qui s'est radicalement transformée en 6 mois.

Les dégâts

Comment l'avion est-il entré dans par ce trou sans laisser de débris (ailes, queue, fuselage, ...) à l'extérieur ? Et qu'est ce qui a provoqué un trou de sortie ("punch out") régulier dans l'anneau C ?
Au dessus du trou d'entrée, la façade ne semble pas endommagée à l'endroit où la queue de l'appareil aurait du percuter le bâtiment.


Plus de photos :



La pelouse n'est pas endommagée :




Trou de sortie :



L'infographie au secours de la version officielle

L'Université de Purdue a réalisé une simulation vidéo pour décrire le crash du vol AA77 dans le Pentagone.

Voir la vidéo :


L'article suivant ( http://www.voltairenet.org/article8737.html ) remet en cause cette vidéo, pour plusieurs raisons :
  • Elle n'explique pas l'impact contre la façade : comment l'avion est-il entré dans un trou aussi petit ? (voir photos ci-dessus)
  • La simulation ne prend pas en compte les réacteurs, qui sont pourtant les pièces les plus robustes de l'avion.
  • Cette vidéo n'explique pas le trou de sortie : si l'avion se disloque totalement comme le suggère cette animation, qu'est ce qui a provoqué le trou de sortie (punch out) au niveau de l'anneau C ?

Les trajectoires de l'avion

La trajectoire d'approche officielle est déterminée par les lampadaires que l'avion a renversés.









Pour plus de discussions sur les lampadaires, voir :




Mais l'interview des sergents de police Lagasse et Brooks remet en cause cette trajectoire :


Ils sont catégoriques sur le fait que l'avion de ligne qui se dirigeait vers le Pentagone est passé au nord de la station service, et non au sud. Ce qui nous donne la trajectoire en vert :



Le problème, c'est que cette trajectoire est incompatible avec celle des lampadaires (trajectoire rose). Si les témoins disent vrai, qu'est ce qui a endommagé les lampadaires ?



L'association Pilots for 911 Truth regroupe un ensemble de professionnels de l'aviation (voir liste des membres). En analysant les relevés des boites noires effectués par le NTSB (National Transportation Safety Board), ils pointent du doigt le même problème : selon les relevés des boites noires, l'avion est passé au nord de la station service Citgo, et n'a donc pas pu percuter les 5 lampadaires.

Cette trajectoire semble correspondre aux témoignages mentionnés plus haut.


Donc la trajectoire officielle (celle des lampadaires) est contredite par l'autre trajectoire officielle (celle des boites noires). Les deux sont incompatibles. A nouveau la question se pose : qu'est ce qui a endommagé les lampadaires ? Ou alors, qui est ce qui a trafiqué les boîtes noires ?

Pour en savoir plus :



"Les vidéos qui montrent"... l'étendue de l'épidémie d'amnésie

Comme je l'ai dit plus haut, en Mars 2002, 5 images prises à environ 1 seconde d'intervalle sont rendues publiques :



En Mai 2006, le ministère de la Défense américain rend publiques 2 vidéos :

A la vue de ces images, il faut se rendre à l'évidence : l'un des immeubles les mieux gardés au monde est surveillé par des webcams pourries dont la fréquence de rafraîchissement est de 1 image par seconde. Envoyez vos dons pour leur permettre d'acheter du vrai matos.

La première vidéo n'est ni plus ni moins que les 5 images de 2002 mises bout à bout, avec des images inutiles avant et des images inutiles après.
La deuxième vidéo est truffée de reflets et n'apporte aucune information supplémentaire.



Pourtant l'ensemble de la presse parle des "vidéos qui montrent l'avion qui s'écrase sur le Pentagone", et la plupart trouve bon d'ajouter que ces vidéos "devraient mettre un terme aux théories conspirationnistes".

Certains, comme MSNBC, oublient complètement l'existence des images de 2002. L'amnésie est totale.

L'article de CNN est un peu plus subtil. Dans le corps de l'article on peut lire :
Previously released still photographs from those cameras show the Pentagon on fire, but no images of the Boeing 757 striking the building have ever been made public.

Pourtant, les sous-titres de l'article laissent clairement supposer que ces vidéos montrent plus de choses que les images isolées de 2002, ce qui est faux (les soulignements sont de moi) :

Watchdog group says video will end 'conspiracy theories'

Video showing a plane crashing into the Pentagon on September 11, 2001, was released publicly for the first time Tuesday, a judicial watchdog group said.

Dans son article, CNN se contente de citer l'association Judicial Watch, à qui elle délègue entièrement le soin d'analyser et de tirer les conclusions. CNN ne prend aucune responsabilité vis à vis de l'interprétation de l'information qu'ils véhiculent : ils se contentent de rapporter les propos de Judicial Watch. Ca rappelle le "Nous on a pas dit ça" de France 3. Rigoureusement parlant, les journalistes de CNN ne se trompent pas, puisqu'ils ne donnent pas leur avis.


La BBC adopte la même stratégie (les soulignements sont de moi) :

The group said it hoped to dispel conspiracy theories about the crash.

"Finally, we hope that this video will put to rest the conspiracy theories involving American Airlines Flight 77," president Tom Fitton said.


Dans ces 3 articles, on retrouve l'idée d'opposition contrôlée (voir billet précédent), qui permet d'escamoter les vraies questions : l'association Judicial Watch a bataillé ferme pendant 2 ans. Ils ont intenté un procès contre gouvernement américain pour obtenir ces images. La justice leur a finalement donné raison. Et ce groupe, qui manifestement est très hostile vis à vis du gouvernement, estime que "ces vidéos devraient mettre un terme aux théories conspirationnistes". Ce qui laisse supposer que ces vidéos apportent quelque chose de nouveau. Mais la question de savoir si ces images apportent réellement une information nouvelle n'est pas posée. La tournure des articles suggère fortement que c'est le cas. Or cette réponse implicite est fausse. Ces vidéos, qu'on a attendues pendant plus de 4 ans, sont extrêmement décevantes puisqu'elles ne montrent absolument rien de plus. Et pourtant dans les médias personne ne semble s'en émouvoir. Au contraire, l'ensemble de la presse fait comme si ces vidéos devaient "mettre un terme aux théories conspirationnistes". C'est un exemple flagrant de désinformation.


Les médias français ne valent guère mieux. Par exemple dans Le Monde ou dans Libération, l'amnésie des journalistes se double d'une schizophrénie qui leur fait voir un avion là où les gens normalement constitués ne distinguent strictement rien.


Les caméras qui ont filmé la scène

Voici une liste (pas forcément exhaustive) des caméras civiles et militaires qui ont filmé la scène, sous une multitude d'angles différents :

Pourquoi le gouvernement américain refuse-t-il de montrer ces vidéos ?
Pourquoi les médias ne réclament-ils pas que ces vidéos soient rendues publiques ?

Mais où est passé le bus Greyhound ?

La question "Mais si l'avion AA77 ne s'est pas écrasé sur le Pentagone, dans ce cas où est-il ?" est tout à fait légitime. Mais encore faut-il la poser aux bonnes personnes.

Je vous propose le speech de David VonKleist le 11 septembre 2004 à New-York, lors de la conférence Confronting the Evidence : A call to reopen the 911 investigation. Le parallèle qu'il fait entre "théorie du complot" et "tirage de tombola" est vraiment bidon. Mais j'aime bien la partie sur le "Greyhound bus".


Conclusion

Le vol AA77 soulève pas mal de questions. Il y en a plein que je n'ai pas abordées (identité des preneurs d'otages, leur capacités de pilotage, la "disparition" de l'avion suite à la perte du signal du transpondeur, etc...). J'ai présenté rapidement celles qui me semblent être les plus importantes. L'idée que le gouvernement américain puisse avoir trafiqué l'attentat contre le Pentagone est terrible. Mais, utiliser des avions civils pour magouiller des attentats terroristes contre sa propre population dans le but de justifier une guerre, cette idée n'est pas nouvelle. On en trouve les bases dans le Document Northwoods de 1962 (voir billet précédent). A la lecture de ce document, l'une des choses qui m'avait frappé, c'est le fait que les fouineurs de la presse ne semblent pas faire l'objet d'une quelconque source d'inquiétude. Au contraire même, on peut y lire :
Casuality in the newspapers would cause a helpful wave of national indignation

L'attitude des médias sur la question du vol AA77, et sur le 11 septembre en général, semble donner raison aux auteurs du Document Northwoods : au lieu de servir de plateforme de débat contradictoire, les médias ont unanimement considéré l'hypothèse d'une complicité du gouvernement américain comme un sacrilège. En faisant le choix d'un soutient inconditionnel à la théorie officielle, les médias se sont condamnés à manifester de graves signes d'amnésie (en présentant comme nouvelles des informations dont on disposait déjà, ou en présentant de nouvelles versions des faits sans s'inquiéter de leur cohérence avec ce qu'ils avaient affirmé au cours des épisodes précédents). On l'a vu plus haut, certains ont même espéré tellement fort qu'ils sont parvenus à "voir" des choses nouvelles sur des images qui ne montrent rien.

La responsabilité des médias est considérable en ce qui concerne l'étouffement des questions sur l'attentat contre le Pentagone, et sur le 11 septembre en général. Ils ont refusé de remplir leur rôle, à savoir exercer leur sens critique en pointant du doigt les incohérences de la version officielle, en menant leur propre travail d'investigation parallèle, et en exigeant que soient rendues publiques les vidéos qui montrent l'incident sous différents angles.

Presque 6 ans après les faits, il semblerait qu'il y ait plus de questions que de réponses. Quel que soit l'avis qu'on ait sur ce sujet, s'il y a une chose que je rejette catégoriquement, c'est l'idée selon laquelle "on ne saura jamais complètement", ou "on saura dans 20 ans", "dans 50 ans", "dans 70 ans"... Il y a un mot pour qualifier cette attitude de complaisance dans l'ignorance : ça s'appelle de l'obscurantisme. A plus forte raison lorsqu'on sait que la scène a été filmée intégralement sous différents angles.


PS : à voir également, pour une poignée de milliers de milliards de dollars.

dimanche 19 août 2007

Christine Boutin et le 11 septembre : comment les médias étouffent le débat



Nous sommes à quelques semaines du 6ème anniversaire de cette tragédie qu'ont été les attentats du 11 septembre 2001. J'ai posté plusieurs billets sur le sujet. On a vu que si Ben Laden est bel et bien recherché, ce n'est pas en relation avec les attentats du 11 septembre, pour lesquels il n'est pas inculpé. On a vu également que sur ce point, la position de France 3 était pour le moins ambiguë. On a également vu que le WTC-7 (Salomon Brothers Building) s'était effondré dans des conditions très suspectes.


On verra encore plein d'autres choses sur ce sujet. En vrac : l'effondrement des twin-towers et les nombreux témoignages faisant état d'explosions secondaires, l'absence de réaction du système de défense aérien américain, les enquêtes antérieures bloquées, les diverses omissions de la commission d'enquête, le "crash" sur le pentagone, la création de collectifs de chercheurs universitaires d'étude sur le 11 septembre puis leur interdiction, la thermite, les propos de Larry Silverstein, les délits d'initiés qui ont précédé les attentats, le manque de bol de John O'neil, etc...
Bref, un paquet de trucs intéressants en perspective.


L'an dernier à la même époque, pour le 5ème anniversaire, nous avons été submergés par une vague de "docu-fictions" à la télévision. Pas vraiment documentaires, pas totalement fictifs, il s'agit en quelque sorte de films qui mettent en exergue la douleur des familles, et les comportements héroïques des pompiers. Douleur et héroïsme qui sont sans aucun doute bien réels. Mais le problème, c'est qu'il n'y a que ça.
Ces "docu-fiction" sont des hommages, qui malheureusement ne nous apprennent rien. Ils ne posent aucune question réellement pertinente. Et c'est particulièrement regrettable, lorsqu'on sait qu'au même moment sur Internet on peut trouver plus d'une quinzaine de très bons documentaires sur le sujet.



Le 11 septembre est un sujet qui l'illustre parfaitement : sur certaines questions, les médias ne tentent pas d'enquêter, d'expliquer ou de révéler. Au contraire, leur rôle est de maintenir la chape de plomb. Pour couper court aux discussions, ils n'hésitent pas à pourrir et à miner le débat, parfois de manière assez caricaturale. Les propos de Christine Boutin à propos du 11 septembre, et la manière dont ils ont été traités dans les médias, en sont un bon exemple.


En novembre 2006, Atmoh du collectif Reopen911 et Karl Zéro réalisent une interview de Christine Boutin. Interview au cours de laquelle elle déclare qu'elle estime possible que Bush soit à l'origine des attentats du 11 septembre, en précisant que même si elle n'adhère pas à cette idée, elle s'interroge.

Cette vidéo est ressortie il y a quelques semaines, et dans la bouche d'une personne qui est devenue ministre de la République entre-temps, ça la fout mal. Du moins, c'est une déclaration qui avait le potentiel de faire un max de bruit et d'ouvrir enfin le débat. Il n'en sera rien. Le travail de sape médiatique s'est révélé une fois de plus très efficace.

Je vous propose un article du journal Libération du 7 juillet 2007 :



Extraits :

La très catholique parlementaire emboîte le pas des thèses conspirationnistes développées aux Etats-Unis par les milieux ultra-conservateurs de la droite religieuse, prompts à dénoncer l'omnipotence d'un Etat fédéral accusé d'attenter aux libertés individuelles.
[...]
Militants d'extrême gauche et d'extrême droite se retrouvent au coude à coude avec les islamistes pour dénoncer le complot orchestré par l'administration Bush. D'un même choeur, ils dénoncent l'impérialisme américain et la politique de l'Etat d'Israël. A ce demander ce que Christine Boutin vient faire au milieu de ce petit monde.



Puisque je soutiens le collectif Reopen911 dans sa demande d'ouverture d'une enquête indépendante, je suis moi aussi assimilé à ce que le journal Libération appelle "ce petit monde". Le "petit monde" composé des "conspirationistes ultra-conservateurs de la droite religieuse", mais également des "militants d'extrême gauche" et "d'extrême droite" mélangés aux "islamistes". Il ne manque que Pol Pot, Staline et Hitler pour complêter le tableau, et ça fera ma foi une bien belle photo de famille.


C'est exactement le phénomène que décrivait Noam Chomsky dans un billet précédent :

If people try to enter the system who don't have that point of view, they're likely to be excluded somewhere along the way. [...] So they all work to exclude, marginalize or eliminate dissidenting voices.



En créant un amalgame avec toute la raclure de la terre, Libération interdit de fait tout débat serein. Ils kidnappent le débat pour mieux l'étouffer.


Sur ce sujet, la quasi-totalité des autres journaux ne valent guère mieux. Si j'en veux à Libération en particulier, c'est à cause du positionnement que ce journal prétend incarner dans le paysage médiatique français ("le journal de toute la gauche"). Aujourd'hui, j'ai presque autant de mépris pour ce journal que les journalistes de Libération n'en ont pour leurs lecteurs. En attendant leurs excuses publiques (oui oui, j'attends toujours...), je m'interroge sur l'utilité d'acheter, donc de financer, et donc de soutenir un journal aussi merdique.
Je pense que la manière dont on utilise son argent a de l'importance. Ca ne fait pas tout, mais choisir d'acheter ou choisir de sanctionner en boycottant, c'est déjà agir. En tous cas, il est hors de question que je donne le moindre centime à un journal qui véhicule des amalgames aussi grossiers.

vendredi 3 août 2007

L'effondrement du WTC7 le 11 septembre 2001, et le lien avec Enron



Dans un billet précédent, j'ai parlé de la nomination de Robert Zoellick à la tête de la Banque Mondiale. Dans ce même billet, j'ai dit qu'il existait un lien direct entre les attentats du 11 septembre 2001 et l'affaire Enron. Ce lien, c'est l'effondrement du WTC7.


Le WTC7 est l'un des 7 batiments qui composaient le complexe World Trade Center.

A titre de comparaison, le WTC7 était légèrement moins élevé que la Tour Montparnasse (185m de hauteur pour le WTC7, contre 210m pour la Tour Montparnasse), et deux fois et demi plus large (4366m² par étage pour le WTC7, contre 1700m² par étage pour la Tour Montparnasse).

Si tout le monde a encore à l'esprit les images des avions percutant les deux tours (WTC1 et WTC2), relativement de peu de gens ont entendu parlé du WTC7, qui s'est pourtant effondré en une poignée de secondes environ 8h après les deux tours.




Plan du complexe "World Trade Center"




La vidéo suivante est extraite du documentaire "911 Mysteries". C'est un bon point de départ pour aborder la question du WTC7 :


http://www.youtube.com/watch?v=to2iOX4C5f4



Une vidéo qui met en évidence un lien pour le moins troublant entre attentats du 11 septembre et scandale Enron. Jusqu'à présent, les médias n'ont pas jugé utile de mettre la pression pour obtenir des réponses qui permettraient de lever les doutes... ou les lièvres.

D'autant plus que la FEMA (Federal Emergency Management Agency) a émis un rapport en mai 2002 dans lequel elle mentionne :

"The specifics of the fires in WTC 7 and how they caused the building to collapse remain unknown at this time. [...] the best hypothesis has only a low probability of occurrence. Further research, investigation and analyses are needed to resolve this issue."


Ce qui veut dire en somme, que la "meilleure hypothèse" (la seule qu'ils aient étudiée : un incendie) n'a qu'une faible probabilité d'être à l'origine de l'effondrement de cet immeuble. Une enquête plus approfondie est nécessaire pour trouver une explication plus sérieuse.


Fait marquant : le rapport définitif de la Commission d'enquête sur le 11 septembre (9-11 Commission), paru en 2004, ne comporte pas la moindre ligne à propos de l'effondrement du WTC7. La question de l'effondrement d'un immeuble de 47 étages en plein Manhatan le 11 septembre 2001 a été totalement évincée du rapport qui prétendait délivrer un compte rendu le plus fidèle et le plus complet possible à propos de ces attentats. C'est brillant !!

The National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States (also known as the 9-11 Commission), an independent, bipartisan commission created by congressional legislation and the signature of President George W. Bush in late 2002, is chartered to prepare a full and complete account of the circumstances surrounding the September 11, 2001 terrorist attacks


Dans un prochain billet, je reviendrai sur diverses omissions de ce rapport de la Comission d'enquête Kean & Hamilton, autoproclamée "Comission indépendante" (quelle bonne blague !)


C'est l'organisme NIST (National Institute of Standards and Technology) qui a repris en main l'enquête sur l'effondrement du WTC7. Leur rapport a été repoussé à plusieurs reprises. Sauf nouveau report, une version publique est attendue à la fin de l'année 2007.


Presque 6 ans après les faits, il n'y a toujours aucune explication officielle sérieuse quant à l'effondrement du WTC7.




Cette petite vidéo est intéressante également. Au début, à titre indicatif, la Tour Windsor de Madrid, qui a brulé en février 2005. A comparer avec le WTC7, qui s'est effondré le 11 septembre 2001 :



http://www.youtube.com/watch?v=GEPjOi2dQSM




Autres liens intéressants :





vendredi 29 juin 2007

Le 11 septembre selon France 3 : "Nous ? On n'a pas dit ça !"



Dans un billet précédent, j'ai dit qu'il n'y avait pas de preuve tangible (selon l'expression du FBI : "no hard evidence") de l'implication de Ben Laden dans les attentats du 11 septembre.

A vrai dire, il n'y a pas plus de raison de croire ou de douter de l'implication de Ben Laden et des Talibans dans les attentats du 11 septembre qu'il n'y avait de raisons de croire ou de douter de l'existence des armes de destruction massive en Irak et de l'imminence du danger que ces armes constituaient.
La seule différence majeure se situe dans le traitement médiatique de ces deux questions. Du moins en France, puisqu'aux Etats-Unis, rappelons que plus de 80% des Américains étaient convaincus que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive, et même qu'il était intimement lié à ce qu'on a appelé "la nébuleuse Al-Quaïda".


Le 6 décembre dernier, Marie Drucker, présentatrice du journal télévisé Soir3, reçoit Nicole Bacharan (présentée comme spécialiste des Etats-Unis) pour discuter du rapport Becker et la situation en Irak. Elle se lance dans un speech maladroit dans lequel elle fait une différence nette entre la guerre en Irak lancée sur de mauvais prétextes (armes de destruction massive), et la guerre en Afghanistan qu'elle présente comme légitime et justifiée.
C'est totalement faux, car si Ben Laden est bien un terroriste recherché, c'est pour les attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Nigeria en 1998. Il n'est pas inculpé pour les attentats du 11 septembre, et il n'est pas recherché pour les attentats du 11 septembre.

Il n'y a pas plus de raisons de croire ou de douter de cette affirmation :
Nous avons les preuves que Ben Laden est responsable des attentats du 11 septembre, et nous rendrons ces preuves publiques le moment venu
Condoleeza Rice
que de celle-ci :
Nous avons les preuves que Saddam Hussein détient des armes de destruction massives, et nous rendrons ces preuves publiques le moment venu
Colin Powell

Que ce soit de Ben Laden et ses sbires Talibans Afghans ou de Saddam Hussein, il s'agissait de dictatures sanguinaires. Dans les deux cas, le méchant est tellement méchant qu'il est très facile de charger la barque sans avoir à apporter les preuves des nouvelles accusations. Dans les deux cas, les Etats Unis sont partis en guerre illégitimement et illégalement sans l'accord de l'ONU, en se basant sur de fausses déclarations. Ces deux invasions trouvent leur justification morale dans les attentats du 11 septembre. L'une comme l'autre sert à alimenter la pompe à fric, d'un coté à travers l'argent de la drogue, de l'autre à travers la manne pétrolière. Il n'y a fondamentalement aucune différence entre les deux.

Dire qu'il y a une différence entre les deux, et laisser supposer que l'invasion de l'Afghanistan est justifiée par les attentats du 11 septembre, c'est un mensonge par omission : c'est jouer sur l'ignorance et la sur la croyance largement véhiculée que Ben Laden est incontestablement l'auteur des attentats du 11 septembre. C'est pourtant une théorie qui n'a pas plus de justification que celle qui prétendait que l'Irak détenait des armes de destruction massive.

Dans le meilleur des cas, le silence de Marie Drucker est le triste reflet de son incompétence. Sinon, il ne s'agit pas d'une simple erreur ou d'une méconnaissance du sujet : elle se rend complice d'un mensonge par omission, l'un des ingrédients de base d'une bonne campagne d'intox. Dans les deux cas, le résultat est le même.

J'ai donc envoyé une lettre à la médiatrice des programmes de France 3 pour lui demander des explications.
Voici la réponse qu'elle m'adresse, 3 semaines plus tard :




France 3
Médiatrice des rédactions
7, esplanade Henri de France
75907 PARIS CEDEX 15


Paris, le 3 janvier 2007


Monsieur,

Merci pour votre courriel. J'ai réécouté avec beaucoup d'attention l'interview de Madame Bacharan concernant l'Afghanistan. Elle dit, "cette guerre par les Américains était considérée comme la bonne guerre". Une guerre non idéologique, menée par l'Otan, soutenue par de nombreux pays. C'était la guerre contre le terrorisme. Elle ne dit pas que cette guerre est justifiée par l'attentat du 11 septembre. Elle ne fait pas allusion à cet attentat. Elle ne fait que commenter la position des Etats-Unis. Jamais elle n'affirme que les Talibans sont impliqués dans les attentats du 11 septembre. Je tenais à vous apporter ces précisions.

Cordialement.




Conclusion : j'envoie un email pour me plaindre qu'une personne invitée au JT sous-entende que Ben Laden et les Talibans sont derrière les attentats du 11 septembre sans que cela ne suscite la réaction de la journaliste qui prétend l'interviewer. La médiatrice des programmes me répond en substance : mais voyons de quoi tu te plains bonhomme, on n'a pas dit ça explicitement.

vendredi 22 juin 2007

Ben Laden et le 11 septembre : pas de preuve tangible

Dans un billet précédent, j'ai dit que je m'emploierai à vous montrer qu'il est impossible de compter sur les grands médias pour se faire une opinion objective à propos du 11 septembre. J'ai également dit que l'analyse des médias à travers l'étude de cas "11 septembre" se révèlerait riche en enseignements.


Imaginez... Imaginez un monde dans lequel l'ennemi public n°1 est recherché pour d'autres crimes que ceux qui lui sont communément attribués.

Ouvrez les yeux, nous sommes arrivés. Bienvenue. Bienvenue dans notre monde médiatiquement modifié. Un monde dans lequel Oussama Ben Laden n'est pas inculpé pour les attentats du 11 septembre 2001, et n'est pas recherché pour les attentats du 11 septembre 2001.

Le FBI l'a confirmé à plusieurs reprises : si Ben Laden n'est pas recherché pour les attentats du 11 septembre, c'est parce qu'il n'y a pas de preuve tangible de son implication dans ces attentats ("no hard evidence"). Une information pour le moins étonnante, que nos médias n'ont pas jugé utile de nous communiquer.



Vous pouvez le vérifier sur le site du FBI. Ben Laden est un terroriste qui est recherché pour les attentats contre les ambassades américaines de Dar Es Salam (Tanzanie) et de Nairobi (Kenya). C'est un criminel dont les attentats ont causé la mort de plus de 200 personnes. Mais il n'est aucunement fait mention des attentats du 11 septembre.
La vidéo de "confession" du 13 décembre 2001


Ben Laden a nié toute implication dans les attentats du 11 septembre à plusieurs reprises.
Pourtant, on se souvient tous de la vidéo diffusée sur toutes les chaînes de télé, dans laquelle Ben Laden reconnaît être à l'origine des attentats. La fameuse "Bin Laden confession tape".


Cherchez l'intrus




Vous avez le choix entre 6 propositions :
1 - A
2 - B
3 - C
4 - D
5 - E
6 - Obiwan Kenobi




Comme c'est une question à 25 M$ (cf le montant de la prime offerte par le FBI), vous décidez d'utiliser votre joker. C'est un choix prudent et raisonné.




Alors ?


Ce jeu vous a été présenté avec l'aide de :
http://www.911lies.org/fake_bin_laden.html




Par ailleurs, l'arabe est une langue qui s'écrit de la droite vers la gauche. Mais ceci n'implique en aucun cas qu'un arabe gaucher écrive de la main droite... Ca semble évident, mais il vaut mieux le préciser :






Cette vidéo de décembre 2001 a été diffusée sur toutes les chaînes de télé. Les journalistes les plus prudents ont rapidement précisé qu'elle n'avait pour l'instant pas été authentifiée. Elle ne le sera jamais. Et pour cause, il s'agit d'un faux grossier. Mais qui s'en soucie ?


Ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est de se replonger dans les articles de l'époque, et d'analyser de quelle manière ils sont construits.
C'est intéressant de voir comment fonctionne l'opposition contrôlée. Par exemple, dans :
http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/americas/1711874.stm

"I still have doubts about the tape's validity. You just don't know who is telling the truth. People are saying there can be different translations of Arabic, so I am fairly sceptical."

La question n'est pas de savoir si cette vidéo est valide ou non, mais plutôt si elle est correctement traduite. Savoir si elle est authentique ou non est une question qui ne se pose même pas. C'est une parfaite illustration de la manière dont les médias donnent l'impression d'occuper le terrain de la contestation à travers un faux scepticisme, en ensevelissant les questions qui fâchent sous les faux débats.



A vrai dire, il n'y a pas plus de preuves de l'implication de Ben Laden et des Talibans dans les attentats du 11 septembre, qu'il n'y a de preuves que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive.
Je reviendrai la dessus en publiant le contenu d'un email que m'a envoyé la médiatrice de France3 il y a 6 mois. Son email est une réponse à un message que je lui ai adressé suite à une n-ième interview d'intox sur ce sujet.

dimanche 17 juin 2007

Attentats du 11 septembre : de l'autre coté du miroir

Coluche disait :

Autant je suis pas contre dire du mal des cons quand ça se voit, autant on ne va pas parler des cons sans faire un détour par les militaires.



Comme vous êtes sympas, je vous propose le sketch dans son intégralité :












Pareil ici :
Autant je suis pas contre dénoncer les campagnes de désinformation qui nous prennent pour des cons, autant on ne va pas parler de manipulation médiatique à grande échelle sans faire un détour par les attentats du 11 septembre.


C'est même étonnant que je sois parvenu à me retenir aussi longtemps : ça fait presque un mois complet que ce blog est ouvert ! Pour l'instant, je me suis contenté d'effleurer le sujet : ici, , je suggère l'idée ici, je suis un peu plus précis ici. Hitler et Goebbels sont également venus nous donner leur avis de consultants exclusifs. Et enfin l'idée est également présente dans l'article sur les dessins de Mahomet, lorsque je parle du "traitement médiatique réservé à l'évènement international le plus important depuis la chute du mur de Berlin".


Donc... pas grand chose de concret pour l'instant. Pourtant, en créant ce blog, je savais bien que c'était l'un des sujets auxquels je réserverai une place importante.

Je ne vous ferai pas l'affront de me lancer dans une argumentation interminable pour justifier l'idée selon laquelle les attentats du 11 septembre 2001 constituent bel et bien l'évènement international le plus important de ces 15 dernières années.

En revanche, cet évènement tragique constitue également un formidable levier pour prendre conscience de l'ampleur de l'océan de désinformation dans lequel nous sommes plongés.
Par une série de billets sur ce blog, je m'appliquerai à vous prouver qu'il est aujourd'hui totalement impossible de compter sur les médias pour se faire une opinion objective sur ce sujet. Et c'est très grave. Le fait de ne pas pouvoir compter sur les médias pour nous informer sur un évènement aussi central, nous oblige à remettre très sérieusement en question la manière dont nous concevons notre rapport à l'information. La manière dont nous nous informons. A nouveau, je vous renvoie vers un billet précédent à propos des médias indépendants.

Car si les principaux médias commerciaux ont la capacité d'enquêter, d'informer et de révéler ; ils ont également la capacité d'étouffer, en passant sous silence un certain nombre d'informations pertinentes, ou en les noyant dans la masse. Aucun exemple ne l'illustre mieux que le 11 septembre. C'est l'une des raisons pour laquelle il est intéressant de se pencher sur ce sujet. L'analyse des médias à travers l'étude de cas "11 septembre" se révèle riche en enseignements.


Pour ceux qui souhaitent prendre de l'avance, le site francophone le plus actif et le mieux documenté sur le sujet :